Festival de l'histoire de l'art
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Appel à communication 2013

18 novembre 2012

L’appel à communication est maintenant clos, merci pour toutes vos propositions. Les décisions du comité scientifique seront délivrées à partir du 15 février 2013.

Appel à communication pour la 3e édition du Festival de l’histoire de l’art

Fontainebleau, 31 mai – 2 juin  2013

L’éphémère

Le Royaume-Uni, pays invité.

Appel à communication téléchargeable ici .

Take part in the Festival de l’histoire de l’art, Call for papers avalaible here.

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Le Festival de l’histoire de l’art

Le Ministère de la Culture et de la Communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau s’associent, avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, pour proposer la troisième édition du Festival de l’histoire de l’art. Conçues comme un carrefour des publics et des savoirs, ces trois journées offrent conférences, débats, concerts, expositions, projections, lectures et rencontres dans le château et dans plusieurs sites de la ville de Fontainebleau.

Le Festival explore chaque année un thème, en 2013 « l’éphémère », et propose trois rendez-vous annuels : le Forum de l’histoire de l’art, rendez-vous de toute l’actualité du monde des arts ; le Salon du livre et des revues d’art et Art & Caméra, panorama et perspectives sur le film et l’art.

Le Festival est aussi l’occasion de propositions pédagogiques pour l’enseignement de l’histoire des arts à l’école, à travers une Université de printemps et des ateliers pédagogiques proposés et soutenus par le Ministère de l’Éducation nationale.

L’ensemble des manifestations est placé sous le regard privilégié d’un pays invité : en 2013, le Royaume-Uni. Les interventions intégrant des recherches britanniques ou concernant en tout ou partie le Royaume-Uni seront les bienvenues.

L’appel à communication s’adresse à des chercheurs français et étrangers, de préférence francophones, confirmés ou débutants. Les propositions de jeunes chercheurs, conservateurs ou encore restaurateurs, seront examinées avec une attention particulière.

L’éphémère

L’art s’est manifesté dès les premières pierres levées ou les premières peintures comme une tentative soit de magnifier l’éphémère (célébrations festives, ornements temporaires des corps..) soit de le défier (en cherchant à capter la fugacité du mouvement comme dans l’art pariétal ; ou en cherchant à laisser une trace durable, voire éternelle, par la construction d’édifices pérennes, par exemple)

L’histoire de l’art oscille ainsi entre permanence et impermanence, entre deux pôles opposés : le monument et la performance, la fixité de l’image et les arts de l’image-mouvement, le regard qui se fixe et le regard qui se développe dans le temps (séquence éphémère).

À partir de ce constat, plusieurs questions peuvent être posées, qui concernent aussi bien les historiens que les créateurs, les conservateurs que les spectateurs. Pourquoi les sociétés ont-elles investi dans l’éphémère ? L’éphémère est-il forcément futile ? Ne donne-t-il pas à voir ses structures profondes dans les cérémonies, les architectures éphémères, les costumes, les spectacles pyrotechniques et forains, etc.? Faut-il conserver à tout prix ? Comment conserver ou reproduire (re-enactement) des oeuvres d’art conçues pour être éphémères et faites de matériaux périssables ? Comment conserver le patrimoine des arts vivants ? (on pense aux efforts, depuis le Moyen Age, pour trouver un système de notation convaincant de la danse). Le sujet engage également un questionnement important sur la politique muséale, tiraillée aujourd’hui entre collections permanentes et expositions temporaires, et sur les conceptions fort différentes du rapport entre éphémère et durable dans les cultures et les arts du monde.

Le Festival 2013 sera l’occasion de faire connaître des pans de recherches nouveaux ou renouvelés sur ces aspects moins connus de l’histoire de l’art : l’architecture éphémère, les arts de la table, les arts prenant le corps pour support (coiffure, tatouages…), la performance, les formes courtes de l’image mobile (clips et interventions d’artistes dans divers supports de communication)… Il doit permettre ainsi de montrer les échos possibles entre périodes et aires géographiques très différentes, entre  les arts visuels et les arts du spectacle vivant et, toujours, entre l’histoire de l’art et les sciences humaines, entre l’histoire de l’art et les créateurs d’aujourd’hui. Si toute création est éphémère, elle est toujours capable, même à très longue distance dans le temps et l’espace, de donner lieu à d’autres gestes créateurs.

Plusieurs axes sont proposés :

A- Les œuvres et les artistes éphémères

Pourront être évoquées toutes les oeuvres conçues pour ne pas durer : fêtes et cérémonies, toutes les productions occasionnelles: affiches, placards illustrés, officiels ou clandestins, graffiti ; arts de l’apparence : coiffures, costume… On peut envisager aussi les artistes éphémères : identités d’emprunt ou collectifs éphémères, artistes d’une seule œuvre ou d’une œuvre vouée consciemment à la disparition.

Que faire des oeuvres éphémères ? Le Festival s’intéressera aux tentatives de faire durer ce qui n’était pas destiné à l’être. On pense par exemple  aux problèmes techniques, mais aussi éthiques, liés à la conservation d’œuvres d’arts premiers vouées à des cérémonies éphémères, à la copie comme procédé de sauvetage de l’œuvre, à la réitération (ou non) des performances… À travers ces tentatives, il s’agit de faire échapper à la destruction ou à la transformation des œuvres dont l’usage, les fonctions changent, ou dont l’auteur voulait ou acceptait la fragilité. Cette section peut donc également s’interroger sur la possibilité pour une démarche de conservation de représenter une trahison de l’artiste. Le point de vue d’artistes vivants sera sollicité.

B- Les œuvres et les artistes qui ne peuvent durer

La fragilité et/ou l’obsolescence de certaines oeuvres les condamne(nt) à l’altération ou à la disparition, sans que le but de leur auteur ait été de les rendre éphémères. On s’intéressera aussi bien aux changements de goût qu’aux techniques : éphémère de la mode, photographies qui s’altèrent, vidéos réalisées avec un matériel disparu…

On ne négligera pas la gloire éphémère de l’artiste, le rôle de l’historien et du marchand dans la durée ou la brièveté d’une carrière artistique. Si « Tout le monde aura son quart d’heure de célébrité », selon Andy Warhol, qui pourra prétendre à davantage et qui décidera d’un siècle de gloire?

C- Les mises en scène de la permanence et de l’éphémère

L’histoire de l’art et l’institution muséale sont créatrices d’une mémoire et   conservatoires de l’activité artistique. Si l’exposition temporaire d’oeuvres d’art est antérieure à la création des musées, elle a pris un essor considérable au XXe siècle. Comment  s’articulent la présentation permanente et éphémère des oeuvres dans les institutions culturelles? Le caractère événementiel de l’exposition temporaire attire sur elle toute l’attention des médias. Ne risque-t-elle pas de laisser dans l’ombre le travail sur les collections permanentes? Le regard de professionnels (commissaires d’exposition, conservateurs, scénographes…) permettrait d’éclairer ces enjeux.

D-Les œuvres qui tentent de représenter l’éphémère

Comment les arts visuels représentent-ils le mouvement, l’instant, le périssable? De la vanité à la photographie, l’éphémère est plus qu’un thème. Recherches formelles, techniques et iconographiques se mêlent dans une volonté commune de l’art de défier ou de souligner la fragilité de la vie et de la mémoire.

Mais c’est évidemment avec le cinéma, la vidéo et les installations multimédia de l’art contemporain que l’éphémère s’introduit avec le plus d’intensité : c’est en effet à la fois l’image et le regard du spectateur qui sont entraînés dans une dialectique sans fin de l’impermanence (la séquence temporelle) et de la mémoire.

« Si le temps ne s’attaque à l’oeuvre, c’est l’ouvrier qu’il mord. Qu’on le rassasie : ces troncs pleins de sève, ces couleurs vivantes, ces ors que la pluie lave et que le soleil éteint.
(…)
Point de révolte : honorons les âges dans leurs Chutes successives et le temps dans sa voracité »

(Victor Segalen, Aux dix mille années)

 

Le Forum de l’histoire de l’art

Le Forum s’articule en trois sections:

1-Actualités des musées et des monuments historiques

Seront présentées les expositions de l’année à venir, les acquisitions récentes, les chantiers de restauration engagés ou achevés dans l’année écoulée, l’ouverture dans l’année écoulée ou à venir de nouvelles structures muséales, de monuments auparavant privés ou fermés etc. Les propositions de débat sur les politiques possibles, leurs moyens et leurs fins sont également les bienvenues.

2-Actualités de la recherche et de l’édition en histoire de l’art (livres et revues, papier et numérique)

Le Festival cherche à se faire l’écho des recherches récentes en histoire de l’art: les présentations de revues récemment créées, en ligne ou non, de parutions monographiques ou collectives de moins de deux ans sont attendues. Des contributions pourront éclairer les nouvelles méthodes ou les nouvelles ressources, proposées notamment par le développement  numérique.

3-Actualités du marché de l’art. En 2013 : le marché des artistes vivants

Cette année, le Festival souhaite mettre l’accent sur un aspect particulier du travail des professionnels du marché de l’art : la mise en valeur du travail des artistes vivants. Souhaitant le témoignage d’artistes comme de galeristes ou de maisons de vente, le Festival voudrait permettre de comprendre la création et le développement du marché des artistes vivants. Les contributions offrant une perspective historique sont également les bienvenues. La sélection de l’artiste, les méthodes de présentation et de vente de ses oeuvres ont beaucoup évolué depuis le XIXe siècle. À l’heure où la toile permet à un artiste de faire connaître son travail à une échelle et avec une rapidité inédites, où les scènes artistiques sont toutes à la fois visibles sur le net, quels sont la place et le rôle de la galerie ou de la maison de vente?

 

Modalités de participation

Plusieurs formats d’intervention sont proposés au choix des intervenants :

–         Conférence ou débat : 1 à 3 personnes maximum, modérateur compris, 45 mn.

–         Table ronde : 5 personnes maximum, modérateur compris, 1h45mn

–         Œuvre au crible : 3 personnes maximum, modérateur compris, 1h15mn. L’œuvre au crible se propose de confronter autour d’une même œuvre projetée, choisie en rapport avec le thème de l’année, le regard de trois spécialistes de disciplines ou de périodes différentes.

 

Les intervenants sont invités à donner à leur présentation un caractère oral et accessible, afin de faciliter les échanges entre les intervenants et avec le public, qui sera composé non seulement de chercheurs et de responsables d’institutions, d’enseignants et d’étudiants ou d’acteurs du monde des arts, mais aussi d’un grand nombre d’amateurs et de curieux moins familiers du discours scientifique et de ses codes.

 

Modalités de soumission et sélection des propositions

L’examen des propositions sera confié au comité scientifique du Festival. Les critères de sélection reposeront naturellement sur la qualité scientifique, mais aussi sur la variété des sujets abordés, de manière à offrir un panorama le plus vaste possible.

Les projets de communication, seront présentés comme suit : titre du projet, résumé en 300 signes, présentation d’une page maximum (3500 signes), CV. Ils seront adressés exclusivement par courriel à : festivaldelhistoiredelart@inha.fr avant le  31 décembre 2012. Ils doivent être rédigés en français. Les décisions du comité scientifique seront délivrées à partir du 15 février 2013.

Liste des membres du comité scientifique 2013 et programme de l’édition 2012 à retrouver sur :http://festivaldelhistoiredelart.com/

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