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Interview du Président du Jury du Prix Jeune Critique 2013


Arthur Dokhan

Le président du jury Jeune Critique de l’édition 2013  du Festival de l’histoire de l’art, Arthur Dokhan, revient dans cette  interview sur la sélection de courts-métrages. Il nous dévoile ses impressions et nous parle de ce que lui a apporté le Festival.

I. Vous avez participé l’année dernière au Prix Jeune Critique. Comment avez-vous été  amené à participer à cette expérience ? Êtes-vous passionné de cinéma et souhaitez-vous vous diriger vers cette voie après le Bac ?

 
Lorsque l’on m’a proposé d’être président du jury du Prix Jeune Critique, j’ai été très excité par le fait de pouvoir visionner, de pouvoir débattre et de pouvoir juger. Le challenge de devoir remettre un prix à un professionnel du septième art, accompagné d’une dizaine d’autres personnes, m’intéressait énormément. Le jury et moi-même étions tous très attirés vers le cinéma, et pouvoir mettre nos connaissances à l’épreuve, dans le but de désigner un gagnant parmi tant d’autres, nous a persuadés de relever le défi. Après le Bac, je commence des études d’art, et aimerais les orienter vers le cinéma dans quelques années.

 

II. Le Prix Jeune Critique vous fait analyser des courts-métrages. Avez-vous l’habitude de vous intéresser à ce format du cinéma?

 
Je regarde très rarement des courts-métrages, surement à cause de leur petite diffusion. Je pense que cela m’aura offert une neutralité et un sentiment de découverte tout au long de ma journée en tant que président.

 

III. Qu’avez-vous retenu de cette expérience? Était-ce plus facile, plus difficile que vous ne vous l’étiez imaginé?

 
J’avais été, pour l’édition 2012, simple membre du jury, et suis devenu président pour l’édition 2013. J’ai donc pu prendre exemple sur Carlos Solano (président 2012), et tenter de reproduire sa façon d’orchestrer les débats, de donner mon avis tout en écoutant les autres, de juger et de me laisser séduire par les avis différents du mien. Cette expérience nous aura donné à tous une responsabilité importante, celle de faire passer un court-métrage du statut de nominé, au statut de lauréat.

 

IV. Vous avez choisi l’année dernière le film de Stéphane Demoutier, Fille du Calvaire. De quoi parle le film? Qu’est-ce qui a retenu votre attention?

 
Le film raconte l’amitié entre deux hommes d’âges différents : tous les matins dans le métro, le premier raconte à l’autre sa vie amoureuse ; le second lui donne alors des conseils, l’aide et l’épaule. Il se rend finalement compte qu’ il ne se passe plus grand-chose d’exaltant dans sa vie. Ce court-métrage était intéressant et nous a séduits par deux aspects très contradictoires formant un mélange de réalisme et de poésie : nous percevons  comme si nous avions une caméra à l’épaule, le bruit du métro, les vrais parisiens qui se bousculent tandis que la fin du film est aussi inattendue que fantaisiste, associant humour et tendresse. Le fait d’avoir pu nous entretenir après la projection avec le producteur, nous a donné une autre vision du film : un film réalisé avec peu de moyen, un film qui montre la vie, un film vrai.

Arthur Dokhan (Lycée François 1er),président du Jury Jeune Critique 2013

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