Festival de l'histoire de l'art
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Succès pour la 9e édition du Festival de l’histoire de l’art

11 juin 2019
Avec 36 500 visites, la 9e édition du Festival de l’histoire de l’art a rencontré un très vif succès auprès d’un public varié. Conférences, expositions, projections, concerts, lectures, tables rondes, ont fait salle comble. Les visiteurs ont pu profiter de près de 300 événements accessibles gratuitement autour de la thématique du Peuple et des pays nordiques -le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède- invités du Festival.
 

Opération nationale du ministère de la Culture mise en œuvre par l’Institut national d’histoire de l’art et le château de Fontainebleau, le Festival de l’histoire de l’art favorise la rencontre du public avec les acteurs de l’histoire de l’art.

Le principe d’ouverture du champ de l’histoire de l’art à des pays invités assure la notoriété du Festival au-delà de nos frontières et favorise les échanges. De nombreuses personnalités françaises et étrangères ont participé et soutenu cette édition. Il faut souligner l’implication exceptionnelle des pays nordiques : la généreuse contribution des plus grandes institutions, dont le Nordisk Kulturfond, la présence exceptionnelle de 40 intervenants et la participation d’artistes contemporains, comme Danh Võ. Cette mobilisation se conjugue avec celle d’éminents historiens de l’art et d’artistes de renom qui ont animé les quelque 200 conférences et tables rondes, toutes très suivies ; celles aussi d’institutions comme la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, les universités et bien d‘autres partenaires encore contribuant au rayonnement du Festival.

Les pays invités : Danemark, Finlande, Islande, Norvège, Suède

En mettant à l’honneur cinq pays, le Festival assume son ouverture sur le monde et revendique une histoire de l’art globalisée et plurielle en s’attachant à faire valoir la richesse du patrimoine culturel nordique. Des Vikings au traitement des questions écologiques dans l’art contemporain, la place des artistes sami en passant par l’actualité de l’architecture et du design, les figures (féminines) tutélaires ou le rôle des musées, les représentations de l’identité nordique ont été au centre du débat. Le Festival a également été marqué par l’exposition « Sauvages nudités », visible au château de Fontainebleau jusqu’au 8 juillet, qui met en regard les œuvres des artistes Peder Balke, Anna Eva Bergman et François Auguste Biard.

Le peuple, thème de cette 9e édition

En résonance avec l’actualité sur la souveraineté du peuple, les intervenants ont interrogé les images et objets artistiques dans une perspective historique en s’appuyant sur les quatre axes peuple et pouvoir, peuple et collectivités, les cultures du peuple, peuple et espaces.

Un Forum de l’actualité

Pour cette nouvelle édition, la volonté a été de recentrer les sujets des interventions autour du thème et des pays invités  à travers l’actualité des expositions et autres événements marquants. Plusieurs interventions ont également permis de poser la question de la collaboration entre artistes et citoyens. Le programme du Forum a par ailleurs donné la parole à plusieurs spécialistes qui ont pu réagir aux débats soulevés par l’actualité comme l’incendie de la cathédrale Notre-Dame.

La section Cinéma

La section cinéma, marquée par la présence du célèbre documentariste Wang Bing, a bénéficié cette année d’une nouvelle dynamique. Avec 60 séances,  cette édition est revenue sur de grands cinéastes tels que Sergueï Eisenstein, Ingmar Bergman, ou encore Lars von Trier. Des films inédits ont été révélés comme L’Argent de Judas de Victor Sjöström, film muet récemment restauré par le CNC et présenté sous forme de ciné-concert. L’implication d’étudiants de cinéma pour présenter les séances a permis de créer une plus grande proximité avec le public.

Des jeunes chercheurs qui témoignent de la vitalité de la discipline

Les Rencontres internationales étudiantes ont accueilli de jeunes historiens de l’art venus de toute l’Europe, mais aussi des pays nordiques. Le Festival a donné la parole à ces étudiants en renouvelant avec succès le concours « Ma recherche en histoire de l’art en 180 secondes » ainsi que les sessions jeunes chercheurs. Des opérations de médiation ont été confiées aux étudiants de l’École du Louvre et de Sorbonne-Université.

Une programmation dédiée aux jeunes et aux familles

La programmation comprenait également de nombreuses activités dédiées aux familles et aux enfants. Les mini-conférences d’histoire de l’art mêlant connaissances et jeux, le spectacle des sociétaires de la Comédie-Française revisitant une pièce d’Octave Mirbeau, La Vox Populi, les différents concerts ont particulièrement enthousiasmé le public. Fruit d’une année de travail de 250 élèves de la maternelle à la seconde, un projet d’éducation artistique et culturel original, baptisé « L’Alcôve retrouvée : de l’ombre à la lumière », a par ailleurs été présenté au public.

Le Salon du livre et de la revue d’art, événement fédérateur de l’édition et de la librairie d’art

Liant la présentation de l’actualité éditoriale et celle du fonds en histoire de l’art, le Salon du livre et de la revue d’art a proposé une offre diversifiée au carrefour des enjeux du Festival. Plus de 100 éditeurs et trois libraires ont présenté leurs parutions : du livre illustré à la publication savante, en passant par les revues, sans oublier la jeunesse. Nouveauté de cette édition, le Salon du livre a accueilli les présentations de fonds patrimoniaux de grands établissements dont la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art, la bibliothèque Sainte Geneviève et la bibliothèque Kandinsky-Centre Pompidou.

Des prix remis à l’occasion du Festival

Le prix Olga Fradiss a été remis à Déborah Laks pour son ouvrage Des déchets pour mémoire. L’utilisation de matériaux de récupération par les nouveaux réalistes (1955-1975) paru aux éditions Les Presses du Réel en 2017.

Le prix Vitale et Arnold Blokh a été, quant à lui, remis à Charlotte Guichard, pour La Griffe du peintre: la valeur de l’art (1730-1820) paru aux éditions du Seuil en 2018.

Le Salon du livre et de la revue d’art, avec l’aide de l’Institut national du patrimoine,a distingué les traductions des éditions Norma pour l’ouvrage de Jacques Barsac, Charlotte Perriand, l’œuvre complète, volume 4 (1968-1999), à paraître aux éditions Scheidegger & Spiess en octobre 2019 ainsi que les éditions Christianspour Oskar Kokoschka, Vorträge, Aufsätze, Essays zur Kunst, paru en 1973 et à paraître aux éditions de L’Atelier contemporain à l’automne 2020.

L’Université de printemps : former les enseignants à la rencontre de l’œuvre d’art

De nombreux enseignants du primaire et du secondaire ont participé à l’Université de printemps organisée dans le cadre du plan national de formation par le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec l’Institut national de l’histoire de l’art et avec la collaboration du château de Fontainebleau. Cette édition, dont le thème était « l’art populaire », a été marquée par la participation exceptionnelle de l’artiste Hervé di Rosa. Elle a été aussi le lieu de la présentation du vade-mecum sur le patrimoine de proximité à destination des enseignants du primaire rédigé par l’INHA à la demande du ministère de l’Éducation nationale.

Franck Riester, ministre de la Culture, qui s’est rendu au Festival dans la journée de samedi, se réjouit de ce succès qui confirme l’intérêt croissant du public pour cet événement  unique en Europe. Pour lui, sensibiliser à l’histoire de l’art c’est permettre une appropriation du patrimoine artistique en appréciant le croisement des influences.

Le ministre de la Culture, tient à remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette 9ᵉ édition.

En 2020 le Festival fêtera ses 10 ans avec pour pays invité le Japon et pour thème le plaisir.

Téléchargez l’intégralité de ce communiqué ICI

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