Festival de l'histoire de l'art
Proposez une intervention

Actualités, Articles & Vidéos

Filtrer le contenu

Un cycle de lectures sur le thème du Voyage proposé par Iris Trystram

24 avril 2012

La littérature n’est-elle pas un voyage en soi ? Ouvrir un livre et suivre la pensée de son auteur. Partir au fil des mots. Plusieurs lectures, durant le festival, nous ferons voyager de la poésie à la prose, du français à l’allemand, de l’épistolaire au roman.

Le Voyage onirique à travers la peinture

Iris Trystram lira des extraits de Le Seuil du Jardin d’André Hardellet le vendredi 1er juin à 14h dans les jardins du château.

©Iris Trystram

Rêver à l’infini, réaliser nos désirs

Le Seuil du jardin nous emmène sur les traces de deux personnages, tous deux en quête d’un rêve, d’une utopie. Steve Masson, le personnage principal tente de capturer les paysages de son enfance dans sa peinture, afin de revivre ces moments envolés. Tandis que le Professeur Swaine cherche à inventer une machine qui permet de rêver à l’infini, de réaliser nos désirs. André Hardellet nous interroge sur la place de l’art. Il en fait ici la clef de la porte de l’Eden. Nous restons sur le seuil, nous oscillons entre la réalité et ce monde insaisissable que nous tentons désespérément d’atteindre.

De Guanabara à Rio
Magali Woch présentera le dimanche 3 juin à 14h dans les jardins du château :
Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin
Brésil, terre d’avenir de Stefan Zweig
Brésil, Guide de voyage Lonely Planet

Partir au Brésil aujourd’hui.

Partir au Brésil. Nous ferons aussi un voyage dans le temps. Notre parcours débutera avec l’entrée des premiers français dans l’actuelle baie de Rio de Janeiro en 1555, après un long périple en bateau. Revivre la découverte de cette terre sauvage aux paysages jamais encore rencontrés par l’équipage dirigé par Villegagnon. Nous ferons une deuxième escale dans le Rio que nous donne à voir Stephan Zweig, une cité chatoyante, aux milles et un détours qui nous enchantent. Puis nous prendrons en main le guide du Lonely Planet. Savoir ce que l’on doit voir, savoir à quoi l’on doit faire attention, savoir où s’émerveiller et où ne pas s’aventurer. Partir au Brésil aujourd’hui.

©Iris Trystram

Au Fil du langage
Valentine Gressel et Iris Trystram mêleront leurs voix le vendredi 1er juin à 19h dans la Chapelle de la Trinité du château de Fontainebleau dans une lecture de Die Harzreise / Le Voyage dans le Harz de Heinrich Heine.

Heinrich Heine est un poète romantique allemand qui vécut une grande partie de sa vie en France. Il introduit le langage courant en poésie, éleva le récit de voyage en forme d’art et donna à la langue allemande une légèreté et une élégance stylistique rarement atteintes. Le Voyage dans le Harz fait partie des œuvres de jeunesse du poète, où il mêle la prose et le vers pour nous retranscrire ses pérégrinations en Allemagne.

Un Voyage aux sources de la création
Le samedi 2 juin à 19h, Nans Laborde-Jourdáa nous fera savourer Lettres à un Jeune poète de Rainer Maria Rilke au théâtre de la Ville de Fontainebleau.

Sur les chemins de la création

Rainer Maria Rilke au fil d’un long voyage répond aux questionnements d’un jeune poète. Il lui donne surtout un conseil, celui de n’écouter que lui-même. Rilke décrit les chemins de la création tout en demandant au jeune poète de plonger en lui-même pour trouver la véritable nécessité de l’écriture. L’art de créer est avant tout un voyage intérieur qui permet d’aller chercher les souvenirs du monde réel enfui en nous.

©Iris Trystram

La Fuite poétique
Le dimanche 3 juin à 19h, Valentine Vittoz lira dans la Chapelle de la Trinité du château de Fontainebleau les poèmes:
Charles Baudelaire, L’invitation au Voyage
Victor Hugo, Demain, dès l’aube
Charles Baudelaire, Le Voyage
Victor Hugo, À un voyageur
Charles Baudelaire, Un Voyage à Cythère
Jules Barbey d’Aurevilly, Oh ! Pourquoi voyager ?

Voyages en prose

Les poètes et le voyage, incontournable thème de la fuite, vers un ailleurs plus clément, vers un autre qui nous attend. L’insatisfaction de l’artiste érigée en œuvre, le désir en art. Victor Hugo et Charles Baudelaire sont deux monstres sacrés de la poésie, comment ne pas emprunter leurs vers pour glisser vers un ailleurs qui se meut sans cesse, pays lointain et rêvé. Jules Barbey d’Aurevilly, quant à lui, nous donne toutes les raisons de ne pas rester. Alors pourquoi ne pas partir?

Les commentaires sont fermés.

1 commentaire

  • Le 24 avril 2012 à 20h59, Chambre De Commerce Sainte-Adèle a écrit :

    Oui, la littérature est vraiment un voyage en soi, agréable et surtout peu coûteux.