Festival de l'histoire de l'art
Proposez une intervention

Le Festival

Université de printemps

Dans le cadre du plan national de formation, le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche organise la cinquième Université de Printemps d’histoire des arts en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art, avec la collaboration du Château de Fontainebleau et de l’École du Louvre.

Chaque année, ce rendez-vous culturel, adossé au Festival d’histoire de l’art de Fontainebleau, est l’occasion de nouer et d’approfondir un dialogue fécond entre les acteurs du monde éducatif, les historiens de l’art, les chercheurs, les professionnels de l’art et des musées, les artistes.

Public

D’une durée de deux jours, ce séminaire s’adresse à une soixantaine d’acteurs éducatifs qui accompagnent la mise en œuvre de l’enseignement de l’histoire des arts et son articulation avec le parcours d’éducation artistique et culturelle proposé à tous les élèves de l’école jusqu’au lycée  :

– les enseignants formateurs qui assurent la formation initiale et continue des enseignants dans les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPÉ) et les plans académiques de formation, avec leurs partenaires universitaires, artistiques et culturels.

– les inspecteurs d’académie – inspecteurs pédagogiques régionaux et les inspecteurs de l’éducation nationale du premier degré, les délégués académiques aux arts et à la culture ;

Au-delà, il est largement ouvert à tous ceux qu’intéresse l’enseignement de l’histoire des arts, aux étudiants, aux enseignants et aux amateurs d’art.

Problématique

L’enseignement de l’histoire des arts, qui contribue au parcours d’éducation artistique et culturelle de l’élève, se fonde sur la rencontre et l’étude d’œuvres d’art, souvent orientées par l’ambition de savoir les « lire », voire les « décoder ».

Or, à chaque étape de l’appréhension et de l’analyse d’une œuvre d’art s’opèrent des choix qui orientent sa lecture. Regarder – ou écouter de manière active – induit de discriminer et de rapprocher les éléments d’un tout : sous une apparente neutralité, décrire relève déjà de l’acte d’interpréter. Tout discours sur l’œuvre engage donc, par sa formulation, le positionnement théorique et historique de son auteur, celui-ci fût-il enseignant ou élève.

Bien avant l’introduction de l’histoire des arts à l’école, au collège et au lycée, la constitution de l’histoire de l’art en tant que discipline spécialisée en témoigne. Dès ses débuts au XIXe siècle, elle est marquée par des débats méthodologiques conduisant, par la suite, à une diversité d’approches (formelles, iconographiques, iconologiques, sémiotiques…) et à un usage de l’interdisciplinarité souvent méconnu (philologie, histoire, littérature, sociologie, arts du spectacle et musicologie…).

Quel fut l’impact de ces débats et de ces approches sur l’interprétation ? Quel est leur devenir dans les pratiques actuelles ? Comment en nourrir aujourd’hui notre compréhension des œuvres ? Comment les arts eux-mêmes s’interprètent-ils ou se détournent-ils les uns les autres ?

Ne faut-il pas d’abord interroger ce concept de « lecture » d’une œuvre ? Que suppose-t-il en termes esthétiques et didactiques ? Peut-il avoir la même acception selon les disciplines artistiques ?

Pour le public de formateurs, de cadres et d’enseignants réuni à Fontainebleau, des chercheurs, des artistes, des conservateurs et des pédagogues tenteront de répondre à ces questions primordiales pour toute approche didactique de l’œuvre d’art, non seulement en en cernant les enjeux théoriques mais aussi en réfléchissant collectivement en atelier autour de cas pratiques, c’est-à-dire sur des œuvres d’art de tous genres.

Ainsi, au cours de cette session articulant une journée scientifique et une journée didactique, les stagiaires seront mis en situation de :

  1. s’approprier les réflexions sur la lecture de l’œuvre pour développer des démarches de médiation autour de l’œuvre prenant appui sur l’interdisciplinarité et tirant parti de la contribution d’un langage artistique à l’autre ;
  2. élaborer collectivement des propositions concrètes pour la mise en œuvre de modules de formation en académie sur la lecture de l’œuvre d’art.

 

pour en savoir plus :