Festival de l'histoire de l'art
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Le Festival

Université de printemps

Pour accompagner le développement de l’enseignement de l’histoire des arts, le Festival propose des formations aux enseignants et aux cadres du système éducatif.

Méthodes pédagogiques pour la lecture d'une oeuvre

Méthodes pédagogiques pour la lecture d’une oeuvre (Louvre)

Chaque année, ce rendez-vous culturel, adossé au Festival, est l’occasion de nouer et d’approfondir un dialogue fécond entre les acteurs du monde éducatif, les historiens de l’art, les chercheurs, les professionnels de l’art et des musées et les artistes.
D’une durée de deux jours, le séminaire s’adresse à une soixantaine d’acteurs éducatifs qui accompagnent la mise en œuvre de l’enseignement de l’histoire des arts et son articulation avec le parcours d’éducation artistique et culturelle proposé à tous les élèves de l’école jusqu’au lycée. Au-delà, il est largement ouvert à tous ceux qu’intéresse l’enseignement de l’histoire de l’art, aux étudiants, aux enseignants et aux amateurs d’art. Il propose une journée scientifique et une journée didactique.

La 6e Université de printemps d’histoire des arts est organisée dans le cadre du plan national de formation par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art, avec la collaboration du château de Fontainebleau et de l’École du Louvre.

« Au dire de leurs professeurs, les étudiants qui commencent de fréquenter l’Université ne possèdent plus les éléments de chronologie qui leur permettraient de bénéficier de l’enseignement qui leur est destiné. Les éditeurs sont désormais obligés de tenir compte de ce dépérissement du sens de la profondeur historique. La perte de repères suscite l’inappétence, tarit la curiosité, installe les confusions dans les représentations du passé ». Ce constat ouvrait la contribution d’Alain Corbin à un petit ouvrage qu’il dirigeait en 2005, intitulé 1515 et les grandes dates de l’histoire de France.
À l’heure où de nouveaux programmes réaffirment sa présence dans les enseignements, l’histoire des arts est d’autant plus intéressée à cette réflexion qu’au collège, elle passe par des traditions disciplinaires dont le rapport à la chronologie diffère ou s’oppose. Les historiens de l’art ne parlent pas sur ce sujet, eux non plus, d’une seule voix. Faut-il en conclure, comme Pierre Nora : « C’est l’esprit du temps qui travaille à briser le moule, le sens et le sentiment de la continuité » ?
Un monde où le numérique, dorénavant, confronte sans cesse des régimes d’historicité très différents, nous oblige-t-il à assumer un certain « présentisme » ? Est-il encore possible de donner aux élèves les repères efficaces d’une profondeur historique ? Est-ce au détriment d’un droit à l’anachronisme, voire d’un salutaire devoir d’anachronisme face à l’art ? Quelle place la sensibilité aux traces du temps et à ses représentations, et la formation d’une culture du sensible prennent-elles dans ces débats ?

 

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