Festival de l'histoire de l'art
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Le Festival

Pays invités – Les pays nordiques

Chaque année, le Festival de l’histoire de l’art invite un pays à comparer ses méthodes de recherche et d’enseignement, sa politique muséale et sa gestion du patrimoine, avec celles de la France. C’est également l’occasion de présenter l’actualité de la recherche sur l’art de ces pays.
En 2019, les pays nordiques seront à l’honneur avec une programmation dédiée au Danemark, à la Finlande, à l’Islande, à la Norvège et à la Suède.


Akseli Gallen-Kallela, Pivitornit / Moln / Clouds, 1904 –
Helsinki, Didrichsen Museum

La programmation dédiée aux pays nordiques – qui contrairement au thème du peuple ne fait pas l’objet d’appels à communication – est en cours d’élaboration par le comité scientifique du Festival, assisté par un groupe de travail composé de spécialistes de chacun des pays invités.

En mettant à l’honneur un territoire composé de cinq pays, il s’agira d’en interroger l’étendue et les spécificités en tant que construction culturelle et historique dont les contours ont fluctué au cours du temps. À rebours de toute approche endogène ou essentialiste, la thématique sera considérée à l’aune des représentations, des récits et des imaginaires qu’elle a nourris au travers des échanges entretenus avec le reste de l’Europe, voire du monde. La construction d’une mythologie nordique sera ainsi interrogée dans toute son épaisseur historique, culturelle et politique : dans quelle mesure a-t-elle inspiré la création artistique de ce territoire, des manuscrits évhéméristes au romantisme en passant par les sagas nordiques ? Comment une telle mythologie s’articule-t-elle à la « percée moderne » qui, dès les années 1870, contribua à l’émergence d’une scène littéraire et artistique nordique propulsant un certain nombre d’artistes vers une renommée mondiale ? Dans quelle mesure a-t-elle contribué à forger une identité nordique et quel rôle cette dernière a-t-elle joué dans la fabrique d’esthétiques nationalistes ? Comment cet imaginaire s’adosse-t-il à un culte d’une nature idéalisée et quelle pertinence a-t-il aujourd’hui dans un contexte d’exploitation intensive et d’épuisement des ressources naturelles ?

Ces quelques questionnements n’entendent en rien épuiser la thématique. Les sujets relatifs aux œuvres d’art et au patrimoine, à l’histoire de l’architecture, de l’urbanisme, à l’archéologie, à la muséographie, à la danse, au design, à la musique, à la photographie, au cinéma, voire au théâtre, sont les bienvenus à condition qu’ils soient envisagés au travers du prisme de l’histoire de l’art, d’une part, et qu’ils s’inscrivent dans la ligne éditoriale de Perspective qui publie des articles offrant des bilans historiographiques sur des questions qui font l’actualité de la discipline dans ou sur le territoire envisagé, d’autre part.

Par ailleurs, et pour la première fois, le Festival de l’histoire de l’art s’associe à Perspective, la revue scientifique de l’INHA, qui publiera un numéro thématique sur les pays nordiques à l’occasion de la 9e édition du Festival.
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