Festival de l'histoire de l'art
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Le programme du festival

Voyages sous haute surveillance : terrorisme, cyborgs et autres globes…

02/06/2012 - 13h00 à 14h00 Château de Fontainebleau - Vestibule Serlio (19 places)

Eléments pour un musée de l’imaginaire terroriste est un projet pour aéroport international. Implanté dans les zones de transit des grands hubs mondiaux, ouvert jour et nuit, il propose une immersion dans l’imaginaire de la terreur. Par ses dispositifs de sécurité et de contrôle, l’aéroport est déjà un musée du terrorisme (en creux ou inversé). Il place le voyageur en degré d’alerte maximal, à l’intérieur de l’imaginaire de la terreur. On circule au sein de dispositifs de surveillance visibles ou invisibles, omniprésents, qui rendent la menace statistiquement très improbable. Mais, dans un cercle vicieux, plus la surveillance est sensible, plus la menace paraît elle-même palpable. Dans l’aéroport se combinent plusieurs fantasmes sous leur forme la plus concentrée et la plus hystérique : le fantasme de la catastrophe, le fantasme de la surveillance absolue, le fantasme de la circulation mondiale instantanée, le fantasme du shopping illimité.

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Cyborgs dans la brume présente le Laboratoire LOPH (Lutte contre l’Obsolescence Programmée de l’Homme) autour d’un territoire situé à l’ouest de la ville de Saint-Denis et centrée sur la Villa Coignet, première maison au monde entièrement construite en béton. Ce territoire autrefois industriel, puis en délitement, résiduel, sera bientôt l’objet d’une reconversion urbaine. Dans son état actuel de latence, il se voit investi pour des usages incarnant l’Umwelt de l’homme contemporain: un data center, la première maison en béton armé du monde, des espaces résiduels squattés, une usine de farine animale, un immeuble occupé par des églises évangélistes. La notion de travail bascule progressivement dans le domaine du virtuel, voire de sa disparition en tant que système économique. Le travail devient gestion, automatisation et optimisation d’un système de rendement permettant de produire sans faire appel à une main d’œuvre humaine, de transformer la production pour qu’elle se passe de l’être humain. Parallèlement, ce territoire est également un lieu d’exclusion où l’homme peine à trouver sa place et devient un symptôme de ce qu’il se passe dans de nombreuses périphéries des capitales du monde.

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Globodrome est un essai sur les représentations du monde à l’ère des satellites géo stationnaires, une enquête photographique, historique, géographique, topologique, anecdotique, politique interrogeant le statut d’un globe virtuel donnant à l’explorateur un regard déictique et transformant la Terre en un fascinant et dramatique métavers. L’enquête suit le même itinéraire que Phileas Fogg et Passepartout dans Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne. Un parcours d’Est en Ouest qui coupe tous les méridiens du globe en passant de Londres au Mont-Cenis, de Brindisi à la mer rouge, du canal de Suez au détroit de Bab-el-Maneb, des espaces disparus d’Aden à Socotra, de Bombay à Benares jusqu’à Kolkota et du détroit de Malacca à Singapour, de la traversée en mer de Chine à Hong Kong, de la baie de Taiwan à Yokohama, du 180è méridien à San Francisco, de Sacramento à Salt Lake City, de des Moines à New York et de Dublin à Londres.

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